Registres : lyrique.

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Registre lyrique.

A l’origine, le lyrisme évoque évidement la lyre, cet instrument à cordes utilisé par les Anciens. La poésie lyrique en Grèce antique se comprend alors comme un texte accompagné par la lyre et chanté sur une mélodie. Les odes étaient par exemples chantées.

Le registre littéraire actuel est par excellence le registre de l’expression des sentiments personnels. Il peut d’ailleurs comporter un caractère biographique. Il s’emploie à la première personne du singulier pour dévoiler ses émotions. Très présent dans la poésie, il se retrouve aussi dans le théâtre, quand un personnage témoigne de ses sentiments.

Cependant, au-delà de la présence de la première personne du singulier et de verbes d’émotion, le lyrisme s’accompagne souvent de références, de rythmes, de sonorités mélodiques. De plus, une nature bucolique ou mélancolique, ainsi que l’eau, qui reflète les états d’âme du poète, participent souvent à l’expression lyrique.

Enfin, bien que ce registre se remarque en poésie à toutes les époques, la tonalité lyrique caractérise particulièrement les poètes romantiques, qui mettent en avant leurs sentiments d’amour, de désespoir, d’impuissance, de tristesse…

Ainsi, Mme de Staël théorise la sublimation des sentiments grâce au lyrisme: « La poésie lyrique s’exprime au nom de l’auteur même; ce n’est plus dans un personnage qu’il se transporte, c’est en lui-même qu’il trouve les divers mouvements dont il est animé […]. C’est l’apothéose du sentiment. ». (De la littérature considérée dans ses rapports avec les institutions sociales, 1800, Mme de Staël).

Le registre lyrique peut évidemment être accompagné par d’autres registres.

 

Exemples : « Trois ans après », poème ou Hugo nous fait part de son désespoir après la mort de fille Léopoldine (Les Contemplations, Livre IV, 1856, Victor Hugo).

« Le Pont Mirabeau », poème dans lequel Apollinaire exprime sa tristesse après la rupture sentimentale avec Marie Laurencin (Alcools, 1913, Guillaume Apollinaire).

Ou encore « Heureux qui comme Ulysse.. » qui exprime le mal du pays de Du Bellay, sa douleur d’être à Rome loin de sa Touraine natale, de son pays angevin. (Les Regrets, Joachim Du Bellay, 1558).

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