Mouvements littéraires: Les Lumières.

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Les lumières.

Epoque : XVIIIème siècle, après la mort de Louis XIV (1715)

Contexte historique:nouvelle période sous Louis XV « le Bien-Aimé ». Période troublée avec guerres chroniques contre l’Angleterre, gestions calamiteuses des finances, et épisodes de famines dus à des hivers rudes. Explosion des nouvelles idées influencées par les penseurs anglais. Fin de siècle, Révolution sous le règne de Louis XVI, 1789.

Auteurs : les 4 principaux, Voltaire, Montesquieu, Rousseau, Diderot

œuvres principales : Candide (1759), Traité sur la tolérance (1763), (Voltaire), les lettres persanes (1721), De l’Esprit des Lois (1748) (Montesquieu), les Confessions (1766), Du contrat social (1762), (Rousseau),l’Encyclopédie (œuvre collective de 1750 à 1772), Jacques le fataliste (1765), (Diderot).

Genres littéraires : le conte philosophique, la littérature épistolaire, l’essai, le dictionnaire.

Registre prédominant : le registre argumentatif, persuader et surtout convaincre.

 

Les Lumières est un mouvement intellectuel et philosophique européen qui traverse le XVIIIème siècle. Prenant son origine en France, il se développe après la mort de Louis XIV (1715). Sous la régence (gouvernement pendant la jeunesse du futur roi), la vie intellectuelle et artistique reprend son souffle. La fin du règne du roi-soleil s’était déroulée dans une atmosphère crépusculaire, dans laquelle la censure et l’emprise de la religion étaient très fortes.

La cour revient à Paris, et la jeunesse du futur Louis XV (lecteur de l’Encyclopédie) permet la diffusion d’idées nouvelles, notamment dans les salons parisiens (réunion d’artistes et d’intellectuels dans les hôtels particuliers des grandes aristocrates telles que Mme Geoffrin, Mme Necker, ou Melle de Lespinasse). Les philosophes sont à la mode, et remettent en cause les fondements de la société de l’Ancien Régime (la société des trois ordres, l’Eglise, le pouvoir absolu de la monarchie).

Même si les philosophes des Lumières rencontrent des problèmes avec le pouvoir : censure régulière de l’Encyclopédie de Diderot, exil de Voltaire en Angleterre pour échapper à l’emprisonnement, utilisation de procédés littéraires afin d’éviter la censure (comme pour les lettres persanes de Montesquieu). La philosophie des Lumières continue à s’exprimer dans les gazettes et journaux qui fleurissent au XVIIIème siècle.

La philosophie des Lumières essaie de comprendre le monde grâce à la raison. Elle combat la superstition, l’intolérance, l’esclavage, l’obscurantisme (pouvoir et censure de l’Eglise romaine), l’absolutisme (pouvoir de la monarchie absolue). A l’inverse, elle met en avant la science, la tolérance, l’égalité de droits, la recherche du bonheur et surtout la connaissance qui permet d’accéder à « la lumière ». Ce mouvement se développe ensuite dans le reste de l’Europe, notamment en Allemagne (die Aufklärung) avec le grand philosophe Emmanuel Kant.

A la suite de John Locke (philosophe anglais du XVIIème siècle), et d’ailleurs marquée par l’Angleterre et la modernité qui s’en dégage à l’époque, la philosophie des Lumières s’interroge sur les droits et les lois naturelles, inaliénables de l’homme. Si Montesquieu dans l’Esprit des lois (1748) met en avant des lois naturelles insufflées par Dieu, Rousseau dans le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes (1755) accuse la société d’avoir écarté l’homme des lois naturelles. La nature représente donc l’origine divine ou non de l’organisation de la société, qui doit être retrouvée.

La philosophie s’impose dans tous les genres littéraires. La poésie et le théâtre, rois du XVIIème, se trouvent relégués au second plan. Le roman, l’essai, le dictionnaire deviennent les véhicules de la nouvelle pensée. Les récits utopiques ou imaginaires permettent d’imaginer des sociétés meilleures, et/ou de critiquer l’organisation existante, comme dans les contes philosophiques de Voltaire ou le Supplément au voyage de Bougainville(1772) de Diderot.

Les philosophes des Lumières se battent ensemble contre la tyrannie, mais ne partagent pas forcément les mêmes conceptions sur d’autres idées. Si la dispute entre Rousseau et Votaire tient à des questions d’orgueil, elle trouve aussi ses racines dans une approche plus égalitaire (plus de « gauche », dont Rousseau est le précurseur avec Du contrat social, 1762) de l’un et plus libérale de l’autre (« plus de droite » comme le montre son poème connu Le Mondain, 1736). De même, Rousseau et Diderot , attaquent tous les deux la propriété, mais ne s’entendent pas sur le progrès. Véritable trésor pour l’encyclopédiste, la science corrompt l’homme pour Rousseau. Enfin, si Voltaire est anticlérical, il reste déiste (« Prière à Dieu », dans le traité sur la tolérance, 1763), quand Diderot est athée (Entretien d’un philosophe avec la maréchale de…, 1776).

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