Références mythologiques ou antiques en littérature : l’hydre de Lerne.

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Références mythologiques ou antiques en littérature: l’hydre de Lerne.

L’hydre de Lerne était une créature mythologique, légendaire. Sous la forme d’un serpent gigantesque avec de multiples têtes, l’hydre terrorisait des marais près de la cité d’Argos, située à l’Est du Péloponnèse à une quarantaine de kilomètres au Sud de Corinthe.

Soumis aux volontés d’Eurysthée, le roi de la région d’Argos, l’argolide, Héraclès doit effectuer douze travaux, douze exploits formidables. Le deuxième est justement de tuer l’hydre des marais de Lerne, réputée immortelle.

Il y arrive avec l’aide de son neveu, lolaos. Ils coupent chaque tête, et ensuite brûlent chaque coupure pour éviter que les têtes ne repoussent. Ils terminent par celle du milieu  la dernière, réceptacle des la vie du monstre. Héraclès trempa enfin ses flèches dans le sang de la bête pour les empoisonner et les rendre mortelles.

Cet exploit d’Héraclès, comme d’autres, inspira les poètes. Voici deux exemples de vers d’Hugo et de Baudelaire faisant référence à l’hydre:

« Le lion néméen, l’hydre affreuse de Lerne,
Cacus, le noir brigand de la noire caverne, »

« Le Rouet d’Omphale », Les Contemplations, Hugo, 1856.

«La Haine est un ivrogne au fond d’une taverne,
Qui sent toujours la soif naître de la liqueur
Et se multiplier comme l’hydre de Lerne. »

« Le tonneau de la haine », Les Fleurs du mal, Baudelaire, 1857.

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