Recueil poésies d’amour et de rupture.

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Recueil de poésies d’amour et de rupture.

Ces textes recueillis, non exhaustifs, n’auront vraisemblablement aucune portée sur elle. Elle ne me lit plus depuis plusieurs mois. Elle a exprimé à plusieurs reprises sa volonté, son envie de reconstruire, sans jamais rien dire ou montrer cependant. Malgré ce qu’elle croit, il y avait peu à faire.

Voici donc des poèmes dans lesquels vous sentirez mon balancement entre des sentiments profonds et puissants, des incompréhensions et déceptions manifestes, des regrets et reconnaissances de mes fautes, et des pointes de nostalgie, de tristesse, et parfois d’espoir.

Poèmes d’amour et de rupture.

Je n’ai pas oublié.

Je n’ai pas oublié les nuits par milliers
Ni les myriades infinies de nos journées
Ni le pétillant de ses yeux quand je riais
Ni la chaleur de sa voix quand elle m’appelait
Ni la spontanéité de nos manières
Ni le parfum de sa nuque, ni son odeur au réveil

Pour toutes ces petites choses si extraordinaires
Je ne pourrai jamais la détester corps et âme
Et parfois encore l’aimer corps et bien

Et elle, a-t-elle oublié ? Je pense malheureusement que non
D’où le drame ironique de notre situation!

 Amour et déchirement. 

à une belle sagesse

Quand la nuit se lamente de pleurs et de cris
Et que les cœurs blessés hurlent de solitude
De la matinée ne peut naître le répit
Ni le renouveau de l’aurore diurne.

La suspicion est le désespoir des amants
La colère et le reproche une trahison
De leur infinie passion, de leur dévouement
De l’innocence de leur univers d’enfants.

Les sentiments profonds font les grandes disputes
Ils les ensevelissent aussi sous des baisers
Lorsque s’épuise l’inintéressante lutte
Défaite par le phénix des ardeurs passées.

Que tous les amants se souviennent de leur chance
Même dans ces longues et pénibles journées
Et restent arrimés au port de l’Espérance
Pour qu’échappe de la tempête l’Amour sacré.

À une main tendue.

La rage, la colère, l’incompréhension
La vitesses, la bêtise, l’inattention
Font parfois de la vie des mauvais compagnons.

A une main tendue, des crachats sans raison
A une main tendue, des insultes, des chardons
A une main tendue, le pire, la pendaison.

Mais, plus tard, la réflexion…
Mais après, l’attention
Avec la patience de l’autre, la discussion.
A une main tendue, aucune affection
A une main tendue, point d’émotion
A une main tendue, juste une situation.

Ne soyez pas ingrat, car qui que ce soit
Surtout elle, cela va de soi
C’était un geste de foi.

Effroi.

Assis devant un tas de cendres
Regardant le néant gris
Je me rappelais qu’attendre
Etait encore être ici.

Pensée incolore d’une vie d’avant
Un virus carnivore avec de grandes dents.
Les débats amoureux sur les mesures
Menaient toujours à des démesures.

Les vies se disloquent
Quand la réciproque soliloque.
La tromperie n’a plus de charme,
L’élégance perd ses armes.

Là où les heures imposent leur heurt
Ne subsistent que les mises en demeure.

À ma femme que je quitte, et pourtant que j’aime.

Elle avait dans mon cœur la place d’une reine
Régnant sur mes humeurs, mon bonheur, mon malheur
Elle était belle à mes yeux à toutes les heures
Enseigne de l’amour avant qu’elle ne l’éteigne.

Elle avait parfois la majesté d’une dame
Quand elle n’était pas une enfant pleine de charme
Avec des rires qui étouffaient les soucis
C’était hier matin, avant qu’elle ne nous oublie.

Elle possédait un petit caractère unique
Mêlant passion et émotion artistique
Elle était couleur, aussi peintre et photographe
Avant qu’elle ne dessine notre épitaphe.

Le dilemme amoureux, toujours le plus pénible
Car entre le cœur et l’infâme déshonneur
Se tient l’Espoir, comme un génie un peu farceur
Qu’elle ne nous détruise dans une autre idylle.

Les larmes de coeur.

Les larmes de cœur coulent à l’intérieur
Elles sont lourdes, et tombent lentement.
Rouges comme la passion d’avant
Noires comme la fin des belles heures.

Les larmes de cœur sont indescriptibles
Particulières, elles nous appartiennent.
Les deux anciens amants n’ont pas les mêmes.
Dedans les rêves et douleurs indicibles.

Les larmes de coeur dégoulinent et crient
L’envie de revoir le temps du désir
L’injustice, las, du temps des soupirs.
Fuit avec elles le sel de la vie.

Les larmes de coeur scellent un combat
Contre la pernicieuse ataraxie
Pour quand on est trompé, gagner l’oubli
De celle quittée, et qui n’est plus là.

Rêve d’un mardi matin.

Les yeux s’entrouvrent sur un sourire au réveil
Répondent d’autres yeux embués de sommeil
Rester quelques instants de plus à se mirer
Débute comme une promesse la journée.

Une chaleur réconfortante aimable et vraie
Protège du froid de l’hiver les deux amants
Dans leurs prunelles, l’éternité d’un moment
Une parole qui dit: là où tu vas, je vais.

Un Bonjour sans importance pour tout le monde
Fait un doux écho dans la chambre à l’unisson
Nous résonne ensemble avec le mon, le ton.
C’était un rêve…Réveil et le cauchemar gronde.

Sisyphe.

Les jours se ressemblent, comme du déjà-vu
Tel le titan antique maudit et fourbu.
La même rengaine: métro, boulot, dodo
Et de mon coeur qui saigne, s’échappent les maux.

Dormir d’un lourd sommeil solitaire sans rêve
A toute heure une froide colère sans trêve
Voile mon humeur d’un pessimisme obscur
Tellement de la fatalité je suis sûr.

Refaire les cents pas, avec l’esprit sans foi
Ressasser le passé récent… Interpréter.
Dans la rue morne observer si je l’aperçois
Par la fenêtre, inutiles regards jetés.

Et puis se battre contre les idées saugrenues
Qu’elle puisse réfléchir, revenir à nous
Et l’imaginer dans les bras de l’autre nue
Sensation d’une pâle éternité de fou.

Je l’ai quittée, pour devenir un Sisyphe.

Le doute.

Ici, nulle question du doute cartésien
Mais bien de celui instillé par le malin
Qui n’est pas maïeutique vers la vérité
Mais plongée diabolique dans l’obscurité.

Où régnait Confiance, trône l’inique Défiance
Les actes, ainsi que les mots, restent sans substance
Face aux mystères des fleuves sans réponse
Qui charrient des doutes qui sont autant de ronces.

Enquête à la recherche des moments volés
Solitude et subjectivité des pensées.
Etre réduit à l’aveuglement permanent
Quand l’autre possède le vrai, assurément.

Alors, le doute en amour joue de méchants tours.

L’autre.(les autres)

Il possède des bras d’une longueur fantastique
Pour dérober jusque dans mon lit mon trésor.
Il a oeuvré pendant plus d’un an avec malice
Afin de notre cœur m’en échapper dehors.

Pour moi, un inconnu, je ne sais rien de lui
Il sait où j’habite, peut-être qui je suis.
Pour une bagatelle est-il déjà venu?
A-t-il hanté de sa présence notre rue?

En mon Amour, depuis je n’ai plus confiance.
A-t-elle franchi tous les degrés de décence?
Pour inviter une fois son nouvel homme ici?
Je m’inquiète des souillures de notre nid.

Il n’a commis aucune faute envers moi,
Mais mon âme hurle que je ne l’aime pas.
Si avec lui, elle répète sa catharsis
Invoquera-t-il alors la Némésis?

Moi non. Je ne garderai que ses sourires que je connais,

depuis qu’elle a dix-neuf ans…..

Colère.

Colère d’avoir été trompé et dupé
Colère de jusqu’à aujourd’hui espérer
Colère pour son cruel manque de mémoire
Colère à briser avec mon regard le miroir.

Elle pense jouer avec moi, mes sentiments
Avoir le temps de réfléchir à son amant
A évaluer les chances comme dans un jeu
Pendant que mon âme brûle dans un grand feu.

Colère irrémissible d’un cœur qu’on détruit
Elle ne cherché qu’à l’enterrer dans la nuit
Et à moins qu’elle n’agisse rapidement
Ma colère débordera tel un torrent.

Mais elle n’en fera rien, Colère est mon destin.

Non, ce n’est pas mon dessein…

La vie est une étrange histoire.

Chaque vie possède son histoire
Des choix, un destin, un miroir.
Chaque être navigue dans ses faiblesses et ses regrets
D’avoir su, d’avoir pu, de faire dans des filets.

Même les plus illustres ont la nostalgie
Des instants simples et clairs, de la magie.
De tisser un lien avec ses parents ou ses enfants,
Son Amour, sans la vénalité de l’argent.

La vie résonne avec l’étrange
Elle raisonne du Ciel à la fange
Elle assène des coups, comme elle en reçoit
Elle cherche la foi, et n’a pas de lois.

Elle est raison autant qu’émotion
Elle est ambition autant qu’attentions.
Destructrice par nature, comme par culture créatrice
La vie pour les humains crie la catharsis.

Aux hurlements des loups répondent ceux
De nos passions les plus profondes.

Nous voulons, nous rêvons
Nous disons, nous combattons
Mais, nous est un je
Nous est un jeu
Qui se fracasse sur l’ivoire pol
De nos aspirations enfouies.

Vide et spleen.

J’ai un amour pour ma femme qui n’est pas quantifiable
Je cherche à m’améliorer pour elle, je construis des jeux pour nous
Elle me dit que j’ai beaucoup d’idées, la regardant, c’est la facilité.

Elle est dans mon cœur là où résident ma mère et ma sœur
Elle est dans mon cœur là où résident la confiance et la peur.

Elle part dans des univers bizarres
Elle reste dans des idées du hasard.

Son amant, son psy, elle croit
Mon gouffre est une kyrielle de quoi?

Je l’aime, je l’aimais
Elle peignait, j’écrivais
Je donnais, elle prenait
Elle encaissait, je payais.

J’avais cette femme dans la peau
Son sourire était un sirop
Ses soupirs et ses fesses, une mélodie
L’amour, des sentiments et sensations, une anorexie.

Elle est ailleurs
Chez d’autres orpailleurs

Le vent pousse les nuages.

Le vent pousse les nuages
Vers des précipices que nous ne voyons pas
Comme l’amour est un mirage
Éphémère qui coule pas à pas.
On peut toujours le sauver
Mais il demande de la volonté
On peut toujours réparer
Avec magie et sincérité.

Le vent pousse les nuages
Vers des destinations inconnues
Comme l’amour vers des contrées sauvages
Habitées seulement par les heureux élus
Qui se tiennent par la main et le coeur
Qui se pardonnent sans y penser leurs erreurs
Où la légèreté gagne contre la lourdeur
D’où est absente la peur.

Le néant de l’homme trahi.

Dans une vallée lugubre sans âme
Erraient des fantômes tristes et nus.

Ils scrutaient sans but la lune blafarde
Avec l’aube, tous auront disparus.

Parmi eux se tenait un homme la nuit
Il observait en leur compagnie l’astre
Victime d’une insomniaque farce
Depuis que son aimée l’avait trahi.

Alors, il oubliait parmi ces spectres
Les sentiments vivants, l’attachement
De l’amour les confiants épanchements
Pour embrasser le néant dans son être.

Une valse à mille temps.

Elle prend le temps de me tromper et de me retrouver
Je prends le temps de la comprendre et de pardonner
Mais je mène en me faisant mener, j’accepte ce que les autres
N’acceptaient pas, elle leur donnait ce qui était nôtre

Je n’ai même pas les égards qu’elle avait pour eux
Elle n’a pas de gestes, juste des sourires qui sonnent creux.
Elle gambadait pour ses amants, du XVII eme à Ménilmontant
Elle est fatiguée pour moi, vraiment rien d’enivrant.

Elle œuvrait juste pour les voir, coucher avec
Elle me demande d’organiser, pour me laisser dans l’eau le bec.
Elle partait en voyage sur un coup de tête
Elle n’a plus d’argent pour moi le bête.

J’aime ce que j’ai aimé, une image
Elle ne l’a peut-être jamais été ce baudelairien orage

Je vais aller voir à côté
Si une autre existe pour partager.

Quand tout a commencé et quand tout finit.

Quand tout a commencé
À tâtons on se cherchait
On s’était trouvés
Facilement, sans subtilité, ni clefs.

Et puis les choses ont évolué
J’ai été perturbé
Elle a été lassée
Elle a été voir ailleurs
J’ai toujours été ailleurs.

Aujourd’hui, elle ne sait plus où elle est
Elle a failli m’entraîner dans son abimé
A coup d’amants, de psychologie,
J’ai failli y sombrer, mais le ni!

Elle était mon âme, mon coeur, mon monde
Elle était ma moitié, ma famille, mon ombre

Jamais, elle ne sera autre
Jamais, elle ne sera le visage du mensonge
Jamais, elle ne sera celui de l’ennemi
De l’autre, du psy,

Je ne garderai rien
Je serai moi, et juste moi.
Et si elle n’en veut pas,
Tant pis pour elle. Elle rate beaucoup.

Et peut-être nous deux, en fait…

Brusquement.

Palpitait un coeur de feu, de passions
Des jours, des nuits nimbés de tourbillons
Silences, paroles, tout émotion
La magie de trouver des solutions.

Aux pleurs répondaient vite le sourire
Aux maladresses guère de soupirs
Aux gentillesses des yeux de saphirs
Un équilibre simple de fakir.

C’était il y a plus d’un millénaire
Les dinosaures existaient à cette ère
Pas si lointain, c’était pourtant hier
Quand tous les deux nous nous laissions faire.

Du ciel si beau de la boue est tombée
Sans crier gare, elle a tout noyé
Le naturel est devenu passé
Les vies partagées se sont emmurées.

L’icône de Marie me tend le bras
Avec sa voix infinie d’Hosanna
Psalmodie de beaux versets incarnat
Mélopée léthéene du fracas.

À écouter et méditer.

Erreur.

Elle est revenue … sans revenir
Dans notre foyer, sans sourire
Des cachotteries et des soupirs.

Elle est revenue sans vérité
Retranchant le récent passé
Manipulant les ambiguïtés.

Elle est revenue avec le même amant
Peut-être nouveau, un différent,
Sans aucun respect pour mes sentiments.

Elle est revenue comme une furie
Ces anciennes divinités impies
Et pourtant je l’ai accueillie…

Il aurait fallu.

Elle s’est sentie dans un gouffre de solitude
Il aurait fallu que j’en saisisse l’amplitude
Mais moi-même à l’époque perdu dans une urne
Funéraire, mon regard était taciturne.
Pour peupler son désert, elle a batifolé
Laissant sa famille, ses amis de côté
Me repoussant au cercle des extrémités
Pour qu’on s’intéresse à sa personnalité.

Après ces années, elle est toujours solitaire
Enferrée contre moi dans une stérile guerre
Menée à coup d’amants et de mots délétères
De retours impromptus, dessinant mon enfer
Il aurait fallu qu’elle arrête et se souvienne
Que j’étais bien réel, et prêt à tout pour elle
Qu’elle adore ma compagnie plus que l’ennui
Que la vie n’était pas juste psychologie
J’aurais raisonné avec le coeur et l’esprit.

Il aurait fallu qu’elle trompe le mensonge
Qu’elle détache la réalité des songes
Qu’elle me parle avec vérité et courage
Qu’elle en appelle à des mânes moins sauvages
Qu’elle regagne la direction du rivage.

J’étais prêt à écouter, comprendre et pardonner.
Il aurait fallu juste redescendre et un peu de respect

Le mois de Noël sait être miraculeux
Marre des palinodies, juste écouter la psalmodie des Cieux.

Les mots d’amour.

Les mots d’amour riment avec toujours
Quand l’adultère rime avec glaire.

Les mots d’amours sont des bonbons sucrés
Le matin pour bien se réveiller
Le soir pour des rêves d’un beau lendemain.

Les mots d’amour se disent avec les mains
Les yeux, la bouche et les attentions
Ils sont affection, compréhension.

Ils pardonnent tout, et ils soignent tout
Ils sont comme la clef d’un passepartout.

Je les ai oubliés pendant un temps
Elle ne veut plus les dire maintenant.

J’en ai une hotte de Père Noël:
Souriante, sympathique et belle
Complémentaire, attentionnée
Intelligente, artiste et sauvage
Âme sœur discrète, fine et sage
Et auparavant, juste spontanée

C’était un plaisir, si doux, guère acide.

Les mots d’amour ne sont pas insipides
D’amour ni toxique, ni abusif
Ils taillent le chemin d’une belle allée d’ifs.

Je regrette de les avoir oubliés
Mais chaque matin sur son front je déposais tout de même un baiser.

La simplicité de ces mots de tous les jours me manquent autant qu’à toi le son de ma voix. À un de ces jours peut-être pour des mots d’amour qui ne soient pas des maux.

Basculement de tendresse.

Je rentre chez nous un soir inopinément
Elle se lève de surprise, évanescente
Ne sachant mon humeur, elle garde ses défenses
Elle me dit « n’ai pas peur, il n’y a plus d’amant ».

Des formules magiques peuvent être simples
Sans latin, ni démotique, je redeviens moi
La regarde comme à notre première fois
Elle me reconnaît enfin sans aucune feinte.

Point de gêne, encore moins de réflexion
Quand elle pose sa tête sur mon épaule
Je l’enlace doux avec mille précautions
Elle sanglote car c’est la fin des temps pas drôles.

Darling.

 

 

 

 

 

 

 

 

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