Poésie de confinement: Gibert ferme ses portes.

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Poésie de confinement : Gibert ferme ses portes.

Gibert au quartier latin

C’est comme Berthillon face à Notre-Dame

Un art de vivre à la française qu’on réclame…

Mais, dont personne ne soucie qu’il s’éteint.

Le terrorisme tue et est à combattre

Les marques sans âme au cœur de Paris

Ne sont pas non plus le gage d’une belle vie

Quand une histoire millénaire, devient du vulgaire plâtre.

À la place de Gibert, bientôt un nike store

À la place des livres, des marques qui essorent.

Les touristes sont-ils des moutons de panurge

Recherchant toujours le même consumériste démiurge ?

Ou les pays devraient-ils garder des traditions ?

Quand elles sont heureuses et sans heurts

Quand elles sont de conviction et de raison

Quand elles sont contre l’ignorance et la peur.

Le confinement pose des questionnements

Au-delà des soucis économiques et sociaux du confinement

Quelles sont nos valeurs et notre histoire?

Est-elle encore en marche dans cette nuit noire?

Ne sommes-nous pas tous ensemble, le pays des Lumières ?

Le pays où à consommer, la politique on préfère

Le pays où Voltaire, Rousseau ou Hugo

Ont oeuvré pour qu’on ne fasse pas des sots.

Ce pays si chéri des dieux

Qui allie terre fertile

Et somptueuses villes

Avec les meilleurs spiritueux.

On a peur et on se cache

On présente une misère lâche.

Alors, qu’ici le livre reste sacré

Que la laïcité est ancrée

Que les inégalités sont combattues

Que tous sommes par la République émus.

Gibert va fermer ses portes

Et le vent de La Sorbonne l’emporte.

Mais qu’il ne soit pas remplacé

Par un opticien, ou un mark et spencer épicier….

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