Poésie : bis repetita, confinement et terrorisme.

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poésie : bis repetita.

Une décision abrupte, et soudaine, bis repetita

Le PQ dévalisé, une ambiance malsaine, bis repetita

L’angoisse d’un jour sans fin, d’un mois éteint, bis repetita

Des voyages de la chambre au salon, bis repetita

Des journées sans autre option que la résignation, bis repetita

Télétravail, écran du diable, bis repetita

Jour après jour, l’attitude s’affaisse, bis repetita

L’apparence vestimentaire se délaisse, bis repetita

Ecouter chaque soir le nombre de morts, bis repetita

Compter les jours avant le dehors, bis repetita

De penser quand revoir sa mère, bis repetita

De penser que son conjoint n’a plus de mystère, bis repetita

De lire ce qu’on a déjà lu, de voir ce qu’on a déjà vu, bis repetita

D’attendre un message urgent de nos gouvernants, bis repetita

De ressentir tous les cris silencieux des mourants, bis repetita

De se dire que la pandémie tue l’économie, bis repetita

De s’organiser pour ne point sombrer, bis repetita

De payer sa bouffe, son chauffage, son loyer, bis repetita

Et se rajoute et amplifie:

Un professeur décapité par un débile illuminé, bis repetita

Des croyants égorgés par un islamiste endoctriné, bis repetita

Pour des dessins tuer, et ne pas dialoguer, bis repetita

En vouloir à la France, imparfaite mais bienveillante, bis repetita

S’en prendre à des innocents, bis repetita

Se dire musulman en assassinant bis repetita

Attaquer la République, les catholiques, les musulmans et vouloir les diviser….bis repetita

Ce pays de mâts et de cocagne

Ce pays de joie et d’accueil

Ce pays libre et protecteur

Ce pays, le mien, le vôtre,

Ne mérite pas la honte qui s’abat sur son territoire

Quand des imbéciles veulent le changer en mouroir

Quand l’obscurantisme devient islamisme

Quand l’Islam sert d’exutoire à des meurtriers notoires

Qu’une religion est prise en otage par des « cons »

Quand les musulmans ont fui les massacres d’Algérie et d’ailleurs

Quand il faut, comme partout, combattre les prêcheurs fous

Quand il faut rappeler que chaque humain

Souhaite vivre avec l’espoir du lendemain.

Cette période est sombre, à sombres desseins

Et la Lumière est ténue, faible

Elle sera sursaut de toutes les religions et de ceux qui n’en ont pas

Elle sera sursaut de tous ceux qui acceptent les autres

Elle sera sursaut d’un élan combattif de générosité et de fermeté

Générosité du coeur

Fermeté de l’esprit.

On ne tue pas des gens parce qu’ils dessinent ou prient

On ne condamne pas des gens parce que des fous usent de barbarie

Les deux phrases ne sont pas mon pays.

Triste, et pourtant bis repetita…

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