Genre théâtral: la farce.

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Genre théâtral: la farce.

La farce est une courte pièce comique grossière et parfois même vulgaire. Elle remonte à l’Antiquité grecque avec Aristophane (IV ème siècle avant J-C) ou romaine avec Plaute (II ème siècle avant J-C). Ensuite, au Moyen-Âge, en France, elle devient populaire et est souvent jouée par des bouffons, des jongleurs. Le comique gestuel accompagne beaucoup le comique de mot et de situation. Les farces sont courtes (pas plus de 500 vers), car avant l’invention de l’imprimerie, elles sont transmises oralement. De plus, le rythme est enlevé, et le seul but est de provoquer le rire, non la réflexion. Même si la farce peut se permettre des libertés en faisant la satire de puissants, le propos, une nouvelle fois, ne vise pas à la réflexion.

Jusqu’au XVII ème siècle, la farce la plus connue, et la plus longue d’ailleurs (1600 vers) est La Farce de Maître Pathelin en 1465. Les intrigues sont simples, et les personnages, s’ils possèdent une identité, un nom, relèvent des mêmes types: le barbon, le mari trompé, la femme infidèle, le valet idiot… Tout est affaire de tromperie, de lutte entre des personnages stupides et d’autres malins, avec généralement un renversement de situation, un coup de théâtre final. Les ressorts comiques, comme déjà évoqué, sont grossiers: déguisements, coups de bâtons, insultes, dialogues en patois paysans pour faire rire, même des bruits corporels (rots et flatulences).

À partir du XVII ème siècle, sous l’influence de la commedia dell’arte, la farce se renouvelle. Molière en compose plusieurs: Les Fourberies de Scapin (en trois actes), ou Le Médecin volant (un seul acte) par exemple. De plus, ses comédies empruntent souvent des procédés à la farce (le patois, les coups de bâtons, le quiproquo…) et des personnages de la commedia dell’arte (Scapin, Sganarelle…). Molière ajoute à la farce traditionnelle une portée sociale, une réflexion sur l’époque, et le rôle du valet n’est plus simplement celui de l’idiot, mais bien souvent celui du personnage le plus intelligent. A sa suite, au XVIII ème siècle, Beaumarchais reprend les ressorts de la farce, notamment dans Le Mariage de Figaro. Puis, au XIX ème siècle, c’est la comédie de boulevard et le vaudeville qui reprennent le flambeau, mais dans des milieux plus bourgeois que populaires, avec des intrigues reposant généralement sur l’adultère et des comiques de situation.

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