Genre littéraire : le roman d’apprentissage.

lescoursjulien.com

Genre littéraire : le roman d’apprentissage.

À la fin du XVIII ème siècle naît le roman d’apprentissage en Allemagne. Le grand Goethe initie le genre avec son œuvre Les années d’apprentissage de Wilhelm Meister (1795-1796). Son origine allemande a donc aussi donné le terme de « Bildungsroman », roman de formation, dont le premier développement se situe donc dans la période du Romantisme.

Les débuts germaniques du roman d’apprentissage précédent son expression en langue française. Balzac, Stendhal ou Flaubert s’approprient ce genre pour étudier leur époque, et les passions humaines. Le but d’un roman d’apprentissage est de confronter une jeune personne au monde, à la société, aux passions amoureuses, aux barrières sociales. Cette confrontation va former l’adulte en devenir, lui « apprendre la vie ». Les épreuves traversées, les personnalités rencontrées vont transformer ses idées préconçues, ses illusions issues de l’enfance.

Le dénouement d’un roman d’apprentissage est généralement à l’époque romantique constitué de désillusions, parfois même de désespoir. Cependant, par ce parcours initiatique, le personnage principal peut aussi trouver sa voie, se révéler à lui-même. Le découpage en trois étapes -la jeunesse, la formation, la maîtrise – doit rendre compte de ce parcours. Cette partition ,souvent observée, n‘est néanmoins pas toujours respectée, et chaque roman d’apprentissage choisit son propre rythme.

Stendhal avec Le Rouge et le noir (1830) nous conte l’ascension sociale d’un jeune homme modeste de province, Julien Sorel, dans la haute société de sa région puis de Paris, avant d’en relater la chute. Cependant, dans cette chute, il trouve l’apaisement, l’amour et son jugement sur la société de son époque. Balzac expose à plusieurs reprises avec un réalisme implacable sur la nature des personnages en formation comme Rastignac, dans Le Père Goriot (1835) par exemple. Flaubert, dans L’Éducation sentimentale (1869) nous décrit un jeune Frédéric Moreau hésitant, aux élans sentimentaux puissants, mais velléitaires, sans lendemain, dont les illusions et le manque d’action l’empêchent de réaliser ses grands desseins.

Seulement, le grand maître du roman d’apprentissage reste Hermann Hesse. Parmi ses œuvres, deux Bildungsroman restent des classiques du début du XX ème siècle : Demian (1919), et Siddhartha (1922) qui semble nous relater la transformation de Siddhartha en Bouddha.

lescoursjulien.com

Pages Facebook: Les cours Julien, ou Bac de français

Twitter:@lescoursjulien

Contact: lescoursjulien@yahoo.fr

Laisser un commentaire