Formes fixes poésie : fabliau.

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Formes fixes poésie : fabliau.

Le fabliau est un court récit de quelques centaines de vers. Souvent rédigé en octosyllabes, il est populaire durant le Moyen-Age, surtout entre le XII ème et le XIV ème siècle. Il participe au début du renouveau poétique à cette période.

La forme du fabliau n’est pas fixe, et peut différer en longueur, ou dans la versification. Seulement, le schéma narratif reste le même, celui du conte: une introduction de l’auteur, une situation initiale, des péripéties, et une morale. La tonalité est comique, satirique. En effet, les caricatures du bourgeois, du mari idiot, de la femme fourbe, ou du prêtre attiré par la luxure constituent des classiques du fabliau.

Le fabliau s’apparente donc à un petit conte comique. Les renversements de situation apparaissent fréquemment sous la forme d’un vol, d’une tromperie, d’un piège… Le ton est grivois, paillard, et fait la part belle à la moquerie. La morale assez est grossièrement soulignée. Au-delà de l’aspect assez familier et populaire des fabliaux, qui font rire par les caricatures et les « bons tours » subits par les protagonistes, la visée est satirique, critique sur la société.

On connaît quelques noms, bien que beaucoup des fabliaux soient restés anonymes. Ainsi, Jean Bodel (seconde moitié du XII ème siècle) ou Rutebeuf (XIII ème siècle) font partie des auteurs les plus fameux. Leur origine sociale (ménestrel et jongleur) illustre bien le caractère populaire de ces petits contes pour rire.

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