Conseils de lecture: aborder Stefan Zweig.

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Conseil de lecture: aborder Stefan Zweig.

Si lire est un plaisir, pour moi comme pour vous, un auteur tel que Stefan Zweig en est l’essence.

Nouvelliste, romancier, biographe, presqu’un historien, il fut l’un des plus grands auteurs du XXeme siècle par son acuité sensible sur son époque tourmentée, celle de la montée du totalitarisme nazi, par son intérêt pour la psychologie dans ses œuvres, accompagné d’une correspondance mutuellement enrichissante avec Freud, et d’un savoir humaniste, remarquable dans ses biographies.

Sa lecture, souvent agréable, parfois délicate pour suivre son érudition, enseigne toujours. Autrichien, Viennois, camarade de classe de Rilke, francophile forcément, il fait partie de cette caste fermée des écrivains de génie, bien qu’il fut un bourreau de travail.

Alors, par quoi débuter dans son œuvre si diverse et si abondante? En me permettant de vous faire part de mon expérience, voici quelques conseils pour aborder ce maître:

Débutez par ses nouvelles comme Le Joueur d’échecs (posthume,1943), qui se concentre sur la monomanie et sur la torture psychologique des régimes totalitaires avec une histoire simple, dure, bien menée. Une autre nouvelle toute petite montre la variété de ses sujets: Découverte inopinée d’un vrai métier(1935), où il décrit l’activité d’un pickpocket! Superbe et original. Et je ne résiste pas au plaisir esthétique de vous conseiller vivement le recueil de quatre nouvelles intitulé L’Amour d’Erika Ewald (1904), amour, guerres de religion, peinture et art…

Ses biographies sont magnifiques. Tellement sont marquantes, qu’il est difficile de n’en retenir que quelques-unes… Cependant, Fouché nous décrit la personnalité et le parcours de cet intrigant hors-pair qui traversa la Révolution et l’empire comme ministre de l’intérieur. Il nous dresse le portrait, avec talent, d’un John Edgar Hoover sous Robespierre et Napoléon. (1929). Évidemment, Marie-Antoinette (1932)et Marie Stuart (1935) constituent des classiques aujourd’hui. Mais, je reste encore marqué par Balzac, le roman de sa vie (1942), et les Trois poètes de leurs vie, Stendhal, Casanova, Tolstoï (1928).

Enfin, les romans sont plus rares dans son œuvre, mais importants. Ainsi, même si je les aime moins, car plus psychologiques, moins conteurs, ils demeurent une part fondamentale de sa recherche: vingt quatre dela vie d’une femme (1927) et surtout La Confusion des sentiments (1927).

Enfin, même si mon talent n’égalera jamais celui de ce maître, je vous propose en lecture deux nouvelles sur mon site lescoursjulien.com: l’art de débattre à l’époque des réseaux sociaux (partie I et II) et les frigos géants (partie I et II).

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