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Romantisme

Le Romantisme


Epoque : première moitié du XIXème siècle.

Contexte historique : pour la France, suite le la Révolution et de l’Empire. Après cette époque, les artistes reviennent vers la religion catholique et s’intéresse aux mystères de l’âme humaine, contrairement à la rationalité des Lumières et à la remise en cause de la religion. De plus, les écrivains romantiques ont l’impression d’être nés trop tard, après l’époque des grandes épopées révolutionnaires et napoléoniennes.

Auteurs majeurs : Chateaubriand, Hugo, Lamartine, De Vigny, Nodier, Musset, Dumas.

Œuvres majeures : Les Misérables(1862), Notre-Dame de Paris(1831), Préface de Cromwell(1827), Hernani(1830) Victor Hugo, Méditations poétiques(1820) Lamartine, Du Génie du Christianisme(1802) Chateaubriand, Confession d’un enfant du siècle(1836), Lorenzaccio(1834) Musset.

Genres littéraires dominants : l’ode, le théâtre, le roman, la poésie.


Le romantisme ne naît pas en France, mais dans le Nord de l’Europe en Angleterre et en Allemagne. Des auteurs comme Walter Scott, Lord Byron ou Goethe pour la langue germanique popularisent ce mouvement littéraire. Avec des romans historiques tels qu’ Ivanohé(1819) ou Quentin Durward(1823), Walter Scott rencontre le succès.

Byron met le romantisme en avant surtout par sa vie d’aventures qui le mène à participer à le révolution grecque en 1824. Goethe pour sa part fait vraiment entrer le romantisme en littérature avec son œuvre Les souffrances du jeune Werther (1774). En France, des écrivains pré-romantiques préparent l’avènement du XIXème siècle comme Rousseau, Diderot qui montrent la solitude de l’homme dans la nature ou Madame de Staël qui popularise les romantiques allemands à la fin du XVIIIème, début XIXème.

Le romantisme français débute vraiment avec Chateaubriand, idole de toute la génération romantique, avec son livre Du génie du Christianisme (1802). Il aborde le thème de Dieu, et de la religion en contrant le rationalisme des Lumières. Cette tendance à revenir vers le christianisme constitue un des principes du romantisme. Le romantisme tire son nom évidemment du roman (le genre littéraire oublié du XVIIIème siècle), mais aussi de rome-antique : un retour vers l’Eglise catholique, et l’Antiquité. Ainsi, de nombreux romantiques ont effectué le voyage en Italie : Chateaubriand, Dumas, Lamartine (consul à Florence)…

Animé à travers le « Cénacle » autour de Victor Hugo, ou dans le salon de Nodier, ce mouvement littéraire mettait l’homme comme individu au centre. Grand défenseur de l’individualisme et de la liberté, il montrait l’exaltation du moi (notamment avec le lyrisme), et se concentrait surtout sur les sentiments et les émotions des personnages. Cette génération se sentait aussi orpheline des grandes aventures révolutionnaires et napoléoniennes, et ne se reconnaissait pas dans le régime faible et sans vision de la Restauration (1815-1848, retour de la monarchie avec Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe). Souhaitant s’intégrer dans un mouvement européen, son but était autant artistique que politique, comme l’écrivait Théophile Gautier dans sa préface d’Albertus :« L’art c’est la liberté ».

Au niveau politique, les romantiques cherchaient à promouvoir la liberté, et les luttes collectives. Cela se remarque dans l’engagement des romantiques lors des journées d’émeute de 1830. Surtout, la seconde République de 1848 est en partie inspirée par eux, à tel point qu’on la nomme la République des poètes ou des lettrés. Lamartine ou Hugo deviennent députés, et s’investissent dans le débat public. Lamartine perd même l’élection présidentielle contre Napoléon III.

La figure d’Hugo comme intellectuel engagé se dégage. Des œuvres comme Le dernier jour d’un condamné (1829) (contre la peine de mort), les Misérables (1862) ou son poème Melancholia (1858, dans Les Contemplations)(contre la misère) ou Les Châtiments (1853) (recueil de poèmes dirigé contre Napoléon III) appuyé par son exil durant le règne de Napoléon III (1851-1869) prouvent sa conscience politique.

Enfin, le combat du romantisme est aussi artistique, en recherchant encore la liberté par rapport aux règles classiques. Ils rejettent les règles de bienséance, n’hésitant pas à mettre en scène la violence devant les spectateurs, ou à négliger les statuts sociaux (en faisant d’un valet un puissant d’Espagne dans Ruy Blas d’Hugo). De même, les règles de vraisemblance sont remises en cause et l’abandon des unités de lieu ou de temps au nom de la liberté artistique. Encore une fois, c’est Hugo qui théorise cette idée dans la préface de Cromwell (1827), et qui déclenche la polémique lors de la première représentation d‘Hernani en 1830 durant laquelle partisans du romantisme et défenseurs du classicisme se battent dans la salle de théâtre.

Le romantisme triomphe dans la première partie du XIXème siècle. Il se définit lui-même comme un mouvement artistique (avec la peinture avec Delacroix, ou la musique avec Berlioz et Chopin) européen. Ses buts sont artistiques, en se détachant du classicisme lors de la « querelle d’Hernani », et politiques, avec l’engagement de grandes figures comme Hugo ou Lamartine, avec comme valeur première la liberté.

Ce mouvement a laissé son empreinte sur le XIXème, mais est lui-aussi remis en cause dans la deuxième moitié du siècle par le réalisme et le naturalisme.

 

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