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Le surréalisme, mouvement littéraire.

Contact : lescoursjulien@yahoo.fr

 

Le surréalisme.

 

Epoque:entre deux-guerres XXème siècle.

Contexte historique : après première guerre mondiale. Perte de confiance dans la raison et le progrès qui ont mené à tellement de destructions et de massacres. Explosion de la psychanalyse avec les travaux de Freud, nouvelle vision de l’homme à travers l’inconscient. Progression de l’idéologie communiste avec l’installation du parti communiste en Russie (URSS) à partir de 1917.

Auteurs majeurs : Breton, Eluard, Aragon, Desnos, Queneau, Ponge, Prévert, Artaud, Soupault. Dans la peinture Dali ou Max Ernst, Bunuel au cinéma, Man Ray dans la photographie (tous des artistes étrangers)

Oeuvres majeures : Manifeste du surréalisme(1924 pour le premier, Breton), Nadja (1928, Breton), Capitale de la douleur (1926, Eluard), les Yeux d’Elsa (1942, Aragon), Corps et Biens (1930, Desnos), Paroles (1945, Prévert), Zazie dans le métro (1959, Queneau), Le Parti pris ds choses (1942, Ponge)

Genre littéraire dominant : la poésie. (et les arts visuels)

Devise : « Liberté, Amour, Poésie ».

 

 

Le surréalisme tire ses origines des poètes de la modernité du XIX ème siècle comme Nerval, Baudelaire ou surtout Rimbaud, considéré comme le poète de « la voyance », qui arrivait à accorder le monde réel et le monde imaginaire. Puis, « l’esprit nouveau » du début du XXème siècle avec le mouvement dadaïste (fondé par Tristan Tzara en révolte contre l’art bourgeois et qui utilisait la provocation ou la dérision) et les grands précurseurs Cendrars et Apollinaire accoucha du surréalisme après la première guerre mondiale. Ces deux écrivains mirent à l’honneur des nouvelles formes poétiques abandonnant la ponctuation, ou redéfinissant totalement la forme avec des Calligrammes (Apollinaire, 1918). L’appellation surréaliste provient même du sous-titre d’une pièce d’Apollinaire Les mamelles de Tirésias(1917).

Le but est de changer l’homme et la société grâce à l’art, qui pour les surréalistes est intimement lié à la vie, et la sublime. Ainsi, ils chercheront à travers leurs œuvres à comprendre le monde et sa signification, mais non par la raison qui a démontré sa faillite avec la guerre, mais par « la magie » de la poésie. Les thèmes alors de l’amour et de la femme deviennent prédominants dans ce mouvement artistique, comme dans l’Amour fou (André Breton, 1937) ou Les Yeux d’Elsa (Louis Aragon, 1942).

Un autre thème majeur du surréalisme est constitué par l’inconscient. Le rêve, les mystères de l’esprit sont au cœur de la réflexion surréaliste. Breton, dans son premier manifeste du surréalisme en 1924 donne d’ailleurs cette définition : «  Surréalisme, n.m. Automatisme psychique pur par lequel on se propose d’exprimer soit verbalement, soit par écrit, soit de toute autre manière le fonctionnement de la pensée, en l’absence de tout contrôle exercé par la raison, en dehors de toute préoccupation esthétique ou morale ». Ainsi, l’écriture automatique (guidé par le hasard) ou l’hypnose servent à réveiller cet inconscient. C’est pourquoi le surréalisme recherche des images poétiques déconcertantes mêlant les extrêmes, tendant vers le bizarre comme dans ce vers de Paul Eluard « La terre est bleue comme une orange » (La terre est bleue, tiré du recueil l’amour, la poésie 1929).

Cette pensée s’exprime aussi dans des œuvres collectives comme dans les Champs magnétiques (Breton et Soupault, 1919), et surtout des revues. Ainsi, nous pouvons noter l’édition de revues comme Littérature (1919), révolution surréaliste (1924) ou encore Le Surréalisme au service de la révolution (1930-1933). Ces parutions regroupent les artistes surréalistes sous l’autorité d’André Breton, véritable « pape » du surréalisme. Le jeu du « cadavre exquis », où chacun doit écrire un mot pour constituer une phrase, montre aussi cette volonté d’expériences collectives.

Enfin, le surréalisme apparaît comme un mouvement littéraire engagé. Artistiquement, comme nous venons de la voir, mais aussi politiquement. Sur la couverture de la revue Révolution surréaliste était d’ailleurs écrit « Il faut aboutir à une nouvelle déclaration des droits de l’homme ». Au temps de la montée du communisme et de sa prise du pouvoir en Russie, les surréalistes dénoncent la société industrielle capitaliste et bourgeoise.

A la fin des années 30, plusieurs d’entre eux adhèrent au parti communiste français (Breton, Eluard, Aragon), d’autres non et sont exclus du mouvement (Artaud, Soupault, Vitrac). Une nouvelle séparation se produit quand certains entrent en résistance durant la seconde guerre, et ainsi défendent « l’honneur des poètes »(Rober Desnos meurt en déportation Eluard, Aragon ou Ponge résistent clandestinement) alors que d’autres comme Breton se réfugient aux Etats-Unis. Mais cet engagement communiste prend fin pour la plupart après les révélations des atrocités commises sous Staline dans les années cinquante. Le temps du surréalisme est passé, artistiquement comme politiquement. Ils sont rattrapés par les critiques qu’ils émettaient naguère quand Sartre les qualifie de « parasites de la bourgeoisie ».

Contact :lescoursjulien@yahoo.fr

 

 

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