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Baroque

 

Le baroque

  • Epoque :du milieu du XVIème au milieu du XVIIème.
  • Contexte historique : la période des guerres de religion entre catholiques et protestants.
  • Auteurs majeurs : Chassignet, D’Aubigné, Desportes, Du Bartas, Honoré d’Urfé, Shakespeare (anglais), Calderon (espagnol)
  • œuvres majeures : le Mépris de la vie et consolation contre la mort (1594), les Tragiques (1616-1623), Premières œuvres (avec les Amours de Diane et d’Hippolyte, 1573), La Semaine ou la Création du monde (1578), l’Astrée (1607-1627). (pour les auteurs français dans l’ordre cité au-dessus)
  • genres littéraires dominants : poésie et théâtre (débuts de Corneille par exemple)
  • Portée : Le baroque touche tous les arts, et toute l’Europe (plus le Sud)et continue durant les siècles suivants.

Le terme baroque provient du portugais « barroco » qui désignait une pierre précieuse irrégulièrement taillée. Cette définition du mot nous renvoie au caractéristiques générales du baroque, à savoir : l’éclat et le désordre.

En effet, le mouvement baroque cultive la démesure et l’apparence. A cet égard, l’hyperbole est la figure de style baroque par excellence. Les répétitions et les accumulations de mots participent encore à créer une impression d’abondance. Comme en architecture, la littérature baroque est surchargée. Elle rend compte d’un goût prononcé du décor et du paraître. Ainsi, les pièces baroques utilisent des décors sophistiqués.

Ce goût de l’exagération se lit aussi dans la volonté d’unir les extrêmes : le sublime et le grotesque, l’héroïsme et l’égoïsme. De même, dans le théâtre, le mélange des genres est roi, et la tragi-comédie s’impose comme un genre, comme dans l’Illusion comique de Corneille.

La sagesse et la modération laissent place à la folie. Le mouvement dans le baroque est brutal. Le temps n’est pas linéaire, est son écoulement est souvent comparé à des eaux tumultueuses, des orages, des déluges. L’inconstance est au cœur des préoccupations baroques. Elle mène même à une distorsion des formes, jusqu’à l’illusion et au mensonge.

A la fin du XVIème siècle, à la cour d’Henri III, les acteurs travestis investissent les pièces de théâtres. Les métamorphoses, déguisements caractérisent les écrits de cette période . Le dieu Protée (dieu de la métamorphose), ou la magicienne Circé (présente dans l’Odyssée) constituent alors les grandes figures mythologiques auxquelles les auteurs se réfèrent. Ainsi, le rêve et le fantastique inspirent les auteurs comme dans la vie est un songe (Calderon, 1635) ou encore l’Illusion comique avec le mage Alcandre (Corneille, 1636).

Plus encore, le mouvement baroque est marqué par l’omniprésence de la mort et du sentiment religieux. La mort est à l’époque envahissante. Les guerres de religion sont ponctuées de massacres impressionnants comme lors de celui de la Saint-Barthélémy en 1572. La mort est dès lors présente sous toutes ses formes dans le quotidien, comme chez Sponde dans les Stances et Sonnets à la mort (1588).

C’est de plus une guerre civile, à l’intérieur de la même croyance (le christianisme) qui déchire les Français (et les Européens). Inconstance de l’homme, cruauté des temps qui mènent au thème central du baroque : les vanités. Rien n’est solide, rien n’est durable. La vieillesse terrasse l’homme et prend la beauté de la femme, la mort soudaine et brutale peut frapper à n’importe quel moment. Ainsi, il faut profiter des plaisirs de la vie, dont évidemment l’amour, autre thème important du baroque. C’est pourquoi la littérature baroque offre des descriptions détaillées, presque anatomiques de la mort, et souligne souvent le plaisir de vivre et d’aimer (les extrêmes encore une fois).

Enfin, indissociable de la période, le sentiment religieux s’exprime à travers tous les écrits du baroque. L’homme n’est rien, un simple mortel pris dans les vicissitudes de la vie, quand Dieu apparaît tout-puissant. De plus, les écrivains de la période se rangent du côté des catholiques ou des protestants comme dans les deux textes fameux de Ronsard et D’Aubigné :

Discours des misères de ce temps (1562), les Tragiques (1616 pour la première édition).

Le baroque s’oppose donc sur bien des points au mouvement qui le suit, le classicisme. A l’ordre, la bienséance ou la symétrie, il préfère l’anarchie, l’irrévérence et le bizarre. Voilà pourquoi pendant longtemps ce mouvement artistique fut décrit avec une vision péjorative.

contact:lescoursjulien@yahoo.fr

Une pensée sur “Baroque

  • décembre 28, 2015 à 7:43
    Permalink

    je suis enseignante et en même temps étudiante de français. Pour mes études, je m’intéresse à la littérature baroque et j’ai fait maintes recherches dans ce sujet. Mais j’ai réalisé que ce lien-ci m’a été le plus précis, le plus clair, le plus détaillé et le plus satisfaisant. Merci infiniment et je suis vraiment très reconnaissante à l’auteur de cet article

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