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Humanisme

 

 

L’humanisme.

 

 

Époque : Renaissance, XVème-XVIème siècle.

Contexte historique : entre les grandes découvertes et le début des guerres de religion.

Auteurs majeurs : Rabelais, Montaigne, Erasme, More, Machiavel.

Œuvres majeurs : Gargantua (1534), Les Essais (1572-1592), Eloge de la folie (1511), Utopie (1516), le Prince (1532).

Registre littéraire dominant : argumentatif.

 

 

L’humanisme est un mouvement intellectuel et littéraire européen qui prend sa source dans la Renaisssance avec l’invention de l’imprimerie (1454), qui permet la diffusion des idées et les grandes découvertes des navigateurs européens, qui offrent une nouvelle vision du monde.

Sa philopsophie consiste à « remettre l’homme au centre du monde », c’est à dire à envisager le monde à travers l’observation scientifique et la raison et non plus à travers la seule vision religieuse de l’Eglise catholique romaine. Cependant, l’humanisme ne se situe pas en opposition à la religion, mais tente de proposer une autre vision du monde à côté de la religion.

Alors, la connaissance apparaît comme la valeur principale de l’humanisme, comme le montre l’éducation de Gargantua (Rabelais) qui mêle toutes les matières. Contrôlée et gardée par les clercs (hommes d’Eglise) jusqu’à cette époque, elle va s’ouvrir aux laïcs (non-religieux). Les savants de ce temps vont réapprendre le grec ancien et redécouvrir les philosophes de l’Antiquité (notamment Platon) que l’Eglise a rejeté.

De plus, ce retour vers les langues anciennes (avec aussi l’hébreu) va donner la possibilité aux humanistes de lire les textes sacrés (Ancien et Nouveau Testament) dans les langues d’origine, et dès lors de ne plus dépendre seulement de l’interprétation de Rome. Ce renouveau a pour conséquence le protestantisme (1517 avec Luther) qui propose une nouvelle manière de percevoir et de vivre la foi chrétienne, plus personnelle, plus proche de la bible.

Enfin, l’accroissement considérable du monde connu avec la découverte du continent américain, et des Indiens d’Amérique a comme conséquence une mise en perspective de la civilisation européenne par rapport à ces nouveaux peuples. Les humanistes font des comparaisons entre les deux, et surtout défendent la tolérance envers ces « nouveaux hommes ». Pour la première fois, l’esclavagisme, le colonialisme, le racisme et l’intolérance sont combattus (Les Essais, Montaigne).

L’homme des humanistes est un homme universel, et non européen.

L’humanisme se termine dans la seconde partie de XVI ème siècle avec les guerres de religion qui opposent catholiques et protestants dans toute l’Europe. La tolérance et la soif de connaissances mises en avant par les savants doivent s’incliner devant la fermeture et la brutalité des extrémistes des deux camps.

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